Présentation de Madagascar

 

Situation géographique

Madagascar est située dans l’hémisphère Sud. Elle est traversée au Sud par le tropique du Capricorne qui passe à Tuléar. Sa superficie est de 592 000 km², soit une surface équivalant à celle de la France et du Benelux. Elle mesure 1 580 km du Nord au Sud et 580 km d’Est en Ouest et culmine à 2 886 m, au Tsaratanana.

L'isolement de Madagascar, devenue une île à l’ère quaternaire, explique l'évolution unique de la faune et de la flore qui fait que l'on y trouve aujourd'hui des espèces qui n’existent nulle part ailleurs. Les lémuriens en sont l'exemple le plus connu.

Les voies de communication sont essentiellement des pistes (45 000 km). Le réseau routier asphalté (5 000 km) s’améliore depuis ces dernières années. Les distances sont évaluées en heures plutôt qu’en kilomètres. En dehors des axes principaux, il faut généralement compter sur une vitesse moyenne inférieure à 30 km/h.

Les voies ferrées (900 km) ne sont pas encore réouvertes aux voyageurs, excepté entre Fianarantsoa et Manakara, au Sud Est.

Démographie

La population est de 18 millions d’habitants, avec un taux de fécondité élevé (5,4%) et un taux de natalité de 42 °/°°. La densité est de 28 h/km².
La population est majoritairement rurale (70 %) et la population active se répartit pour 78 % dans l’agriculture, 15 % dans les services et 7 % dans l’industrie.
Le taux d’alphabétisation est de 70 %.
On assiste actuellement à une urbanisation massive (dont 2 millions d’habitants dans la seule ville d’Antananarivo, la capitale), avec pour conséquences une rupture des liens familiaux traditionnels, une dégradation de l’entraide familiale et une montée de la délinquance.

Économie

Le PIB par habitant est d’environ 260 €. Le SMIC est de 30 € et le salaire mensuel moyen de 50 € avec de grandes inégalités de revenus. 85 % de la population vit sous le seuil de pauvreté.
Moins de 10 % des familles disposent de l’eau courante.
Les terres mises en valeur, dont 40 % en rizières, représentent 20 % du territoire.
Les activités exportatrices créatrices d’emploi sont le textile-habillement (50 % des exportations), l’aquaculture et la pêche, les produits agricoles : vanille (1er producteur mondial), litchis, café, épices (poivre et clous de girofle), coton, tabac et canne à sucre.

Madagascar dispose d’importants atouts, agricole, halieutique (crevettes), minier, touristique. Sa flore et sa faune sont uniques au monde. Madagascar était considérée comme la perle du Pacifique.

Santé

L’espérance de vie est de 53,4 ans.
La morbi-mortalité est élevée, avec un taux de mortalité infantile de 94°/°°, chez une population jeune, soumise principalement aux maladies infectieuses (paludisme, tuberculose, syphilis, VIH), aux accidents, aux conduites addictives, à la malnutrition (qui touche 42 % des enfants de moins de 5 ans) et à une augmentation croissante des cancers.

L’offre de soins est inégalement répartie sur le territoire :

- Des structures publiques de soins centralisées. Les pathologies courantes de médecine générale sont suivies dans des centres de proximité à équipement limité. En revanche, toutes les pathologies graves sont prises en charge dans les grands centres hospitaliers implantés exclusivement dans les grandes villes, voire pour certaines spécialités uniquement à Antananarivo. Il s’ensuit un déracinement des patients provenant des zones rurales.
- Une faible démographie médicale - en particulier pour les spécialistes – qui favorise cette centralisation des soins et ne permet pas un relais hôpital-ville adéquat.
- Un plateau technique encore insuffisant et centralisé.

La couverture sociale est en gestation :

- L'absence d’assurance maladie pour la plus grande partie de la population. Tous les frais sont à la charge du patient, excepté certains actes médicaux.
- mais des engagements forts de la part du gouvernement en faveur de l’accès aux soins et de la prévention tels qu’énoncés dans le programme pluriannuel de développement de Madagascar.
- et des initiatives non gouvernementales locales et internationales dynamiques jouant un rôle important dans la prévention du VIH, la lutte contre la tuberculose et le paludisme.

Tout patient atteint d’une maladie grave doit le plus souvent quitter sa région d’origine pour venir se faire soigner à Antananarivo. Dans un contexte social précaire, le déracinement et la maladie engendrent une grande vulnérabilité. Dans ces conditions, beaucoup renoncent à quitter leur village pour venir se faire soigner.


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